• En rendant visite à Martine, j'ai relu avec plaisir cette poésie de Rosemonde Gérard:

    "L'éternelle rengaine" mais j'ai surtout aimé sa photo montrant deux retraités au bord du flot qui passe.

    Cela m'a fait penser à un poème de Sully Prudhomme mis en musique par Gabriel Fauré, poème qui m'émeut tout particulièrement et que je dédie à tous les vieux amoureux, ceux qui résistent et qui savent affronter main dans la main tous les périls d'une longue, longue vie de couple.

     

     

    Au bord de l'eau

     

    S'asseoir tous deux au bord d'un flot qui passe,
    Le voir passer

    Tous deux, s'il glisse un nuage en l'espace,
    Le voir glisser

    A l'horizon, s'il fume un toit de chaume,
    Le voir fumer

    Aux alentours, si quelque fleur embaume,
    S'en embaumer

    Si quelque fruit, où les abeilles goûtent,
    Tente, y goûter

    Si quelque oiseau, dans les bois qui l'écoutent,
    Chante, écouter...

    Entendre au pied du saule où l'eau murmure
    L'eau murmurer

    Ne pas sentir, tant que ce rêve dure,
    Le temps durer

    Mais n'apportant de passion profonde
    Qu'à s'adorer

    Sans nul souci des querelles du monde,
    Les ignorer

    Et seuls, heureux devant tout ce qui lasse,
    Sans se lasser


     


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  • J'aurais bien aimé vous raconter la suite de mon histoire:Les voyageurs imprudents mais j'ai à coeur de vous raconter une autre aventure qui m'a beaucoup affectée non pas à cause du retard occasionné par les incompétences accumulées par la SNCF, mais surtout à cause de la façon dont nous avons été traités sans aucun moyen de nous défendre. Voici la lettre que je viens d'adresser au service relation client de la SNCF.

     

    1)  Je devais, comme 18 autres passagers, prendre l’Intercités 1444 en gare de Bayonne le 2 février 2014 à 11 h 40. La voie entre Bayonne et Pau étant impraticable à la suite des intempéries, la SNCF met à notre disposition un bus pour nous emmener à Pau où nous devions normalement récupérer notre Intercités et arriver à Toulouse à 15h 27. Nous sommes arrivés en gare de Pau avec 3 ou 4 mn de retard mais  le chef de quai n’a pas jugé utile de retarder le train pour attendre les 19 passagers du bus !

    1ère question : Pourquoi payer une navette entre Bayonne et Pau si c’est pour laisser 19 voyageurs en rade  en gare de Pau ?

    2ème question : Pourquoi le chef de quai a-t-il jugé préférable de siffler le départ de l’Intercités plutôt que de différer le départ de 3 ou 4 minutes. Avec tous les retards cumulés par la SNCF ces dernières années, je ne pense pas que ces quelques minutes auraient alourdi gravement vos statistiques. En plus vous auriez pu réaliser de sérieuses économies mais visiblement ce n’est pas trop votre souci !

    3ème question : Ce chef de quai avait-il été informé ou pas par la gare de Bayonne qu’il y avait une navette avec 19 passagers à son bord qui faisait le trajet pour récupérer l’Intercités. Si non, à quoi servait cette navette ?

    Nous nous retrouvons donc en gare de Pau devant un employé ahuri de nous voir et qui téléphone à un supérieur pour avoir des directives qui sont les suivantes : nous acheminer en taxi jusqu’à Tarbes pour récupérer l’Intercités ou, le cas échéant nous emmener à Toulouse. Nous avons été 19 à entendre cela, nous n’avons pas été victimes d’hallucinations collectives et même si je suis probablement  la seule à protester aujourd’hui, je ne suis ni folle, ni malhonnête, ni de mauvaise foi.

     

    Il y avait là 3 taxis qui embarquent 9 passagers. Arrive ensuite un 4ème taxi dans lequel je prends place avec trois autres voyageurs et je me retrouve coincée sur la banquette arrière avec deux personnes et un snowbord qui aurait pu faire de gros dégâts en cas d’accident ! Le chef de gare donne une nouvelle fois les mêmes consignes au chauffeur de taxi qui très honnêtement  nous dit une fois à bord qu’il ne nous emmènera pas à Toulouse mais qu’il va faire de son mieux pour rattraper le train. Pendant le trajet Pau/Tarbes, le chauffeur communique à plusieurs reprises avec le chauffeur du 5ème taxi qui emmène les 6 derniers passagers, ces derniers nous demandant à chaque fois de solliciter le chef de quai de Tarbes pour que notre Intercités attende le dernier taxi, ce que je fais dès notre arrivée à Pau.

     

    2)  Et là, je tombe sur une chef de quai autoritaire, visiblement plus accoutumée à manier le sifflet que la parole, qui refuse de m’entendre en me disant qu’elle avait un train à faire partir (le nôtre ???) gros travail je n’en doute pas, et qui m’adresse de façon fort désagréable au responsable des informations. Nous allons donc trouver ce monsieur qui nous déclare très tranquillement que la gare de Pau avait expressément demandé d’attendre seulement les trois premiers taxis et pas les deux autres.

     

    Ils sont décidément très bizarres à Pau : on n’attend pas le bus qui vient de Bayonne, on réquisitionne 5 taxis (combien cela a-t-il coûté ?) mais on donne l’ordre de privilégier seulement 3 taxis et de ne pas se préoccuper des 10 passagers restants dans les deux autres, ce qui est une absurdité totale ! Ce monsieur nous dit aussi que nous avions certainement mal compris les deux responsables de la gare de Pau qui ont mobilisé les 5 taxis, autrement dit, les 10 passagers des deux derniers taxis avions « la comprennette bouchée » ! Cela fait toujours plaisir à entendre !

     

    Arrive alors notre dame chef de quai, sans casquette et sans sifflet qui s’énerve et m’interdit de m’exprimer par un « Laissez-moi parler » ! Forcément quand on ne siffle que des trains qui obéissent sans broncher, je pense que l’on n’a pas l’habitude d’écouter les passagers ! Elle me dit elle aussi que je n’ai pas compris les ordres des employés de Pau, qu’elle n’aime pas les gens malhonnêtes, (oui, oui, c’est moi qui suis malhonnête), qu’elle ne pouvait pas perturber toutes les correspondances rien que pour nous et quand enfin je peux glisser qu’en gare de Pau on nous avait même dit que si nous rations l’Intercités, les taxis devaient nous emmener à Toulouse, elle se moque carrément de moi de façon très méprisante en me disant : « Mais on ne peut pas vous avoir dit une chose pareille ! Vous ne pensez tout de même pas que la SNCF va payer des taxis pour vous emmener à Toulouse ? ».

    Elle me passe alors un téléphone pour que je me « débrouille » avec un des responsables de Pau qui bredouille lui aussi la même chanson et qui contredit formellement ce qu’il avait dit 45  minutes plus tôt ! Autrement dit, une fois de plus, nous délirions, nous étions ou stupides ou menteurs !

    Ce fut un moment extrêmement difficile car nous avions tort devant l’autorité de ces gens là et nous ne pouvions pas prouver ce que nous avions entendu !

    Quant à cette « dame ? », je ne pense pas que son statut de chef de quai l’autorise à parler de la sorte à une personne de mon âge. C’est un abus de pouvoir et un manque de respect manifeste.

     

    3)  Nous devons donc attendre plus d’une heure en gare de Tarbes le départ du TER 72708 de 15h12 debout,  sans toilettes accessibles pour raisons de travaux, sans que je puisse passer un coup de fil à mon mari qui m’attend à Toulouse. Alors que la SNCF venait de dépenser près de 500 euros pour les taxis plus je ne sais combien pour un bus qui n’est pas arrivé à temps, on m’a juste indiqué pour passer mon coup de fil deux cabines téléphoniques pour lesquelles il me fallait une carte que je n’avais pas.

    Je suis donc arrivée à Toulouse à 17h21 avec deux heures de retard. J’ai voyagé dans des conditions inconfortables, stressantes et périlleuses alors que j’avais payé pour un billet de première classe et je me suis faite insultée, renvoyée comme une malpropre délirante par une chef de quai qui a refusé d’entendre nos revendications et notre détresse.

     

    Je vous laisse juge de réparer ces préjudices comme bon vous semblera.

     

    Cordialement

     

    Aujourd'hui, je regrette amèrement de ne pas avoir eu la présence d'esprit de rédiger une pétition et de l'avoir faite signer aux 10 voyageurs qui ont attendu avec moi en gare de Tarbes et cela juste pour me prouver que je n'ai pas rêvé et que je n'ai  pas basculé pendant quelques heures dans une autre dimension. J'espère seulement de tout coeur que l'un des passagers lira mon article et me consolera en me disant mais non, tout cela est vrai!

    Naturellement je vous tiendrai au courant et vous informerai de la réponse de la SNCF

     


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  • Nouvelle année

     

    Toute la pluie des jours

    A la fin de l’année…

    La vie tressaille encore

    A  ses flancs épuisés.

    Un petit vent amer

    Vient agiter parfois,

    Des rêves chiffonnés

    Sur quelque plage ancienne.

    Et le ciel abreuvé

    De ces vaines chimères,

    S’enfuit,  tout égaré,

    Dans sa robe en broussaille.

     

    Et puis soudain, la capriole !

    Une autre année pointe son nez,

    D’autres jours bien serrés

    Tout prêts à défiler

    Qui se tiennent rangés

    Sur mon calendrier !

    Tant de soleils

    Et tant de lunes

    Et tant de cases

    A colorier !

     

    C'est tellement difficile de présenter ses voeux. C'est un exercice qui m'a toujours effrayée et mise dans un grand embarras. Il me semble que tout a déjà été dit et que quoi que l'on souhaite, la vie n'en fait qu'à sa tête. Le texte qui précède, je l'avais écrit en 2011 et je ne me doutais pas de ce qui m'attendais  ! C'est pourquoi je vous souhaite avec William Blake de toutes petites choses à savourer, à partager, de toutes petites choses mais pleines de spectacles admirables

     

    Voir le monde dans un grain de sable,

    et un ciel dans une fleur sauvage,

    tenir l'infini dans la paume de sa main,

    et l'éternité dans une heure.

     

    B onne Année

     


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  • Cette semaine, l’AFM-Téléthon organise plusieurs centaines de manifestations dans toute la France pour récolter des dons.

    Comme en 2012 avec « Le secret des ombelles », je participe à ma façon en publiant mon quatrième livre, un petit recueil de deux contes dont les droits d’auteur (2€ 70 par livre) iront à l’association « Pour le bonheur de Matthis ».

    L’histoire de Matthis vous est racontée ici. Avec « Le secret des ombelles », j’avais pu envoyer un chèque de 280 € à l’association, une somme modique certes mais l’océan n’est-il pas empli de gouttes d’eau.

    J’ai attendu un peu avant de vous en parler car je ne voulais pas interférer avec la sortie de « La marguerite des possibles ».

    Un recueil de deux contes donc, deux aventures qui vous emmèneront sur le chemin des étoiles, des mystères de La Voie Lactée jusqu’au cœur d’une forêt profonde où vivent d’étranges créatures.

    Deux récits pour les petits et pour les grands qui tentent, chacun à leur manière, de démontrer qu’il faut savoir parfois affronter sa peur de la différence pour trouver le bonheur. 

    Les dessins sont de Sandra et de Matthis et Joëlle Chen m’a fait l’immense cadeau de me prêter une de ses toiles pour illustrer la couverture.

    Comme d’habitude, vous pouvez commander directement chez TBE en cliquant ici ou bien me contacter directement à l’adresse suivante : esper-viure@orange.fr

    Je vais en commander 25 pour avoir droit à des réductions, mes modestes moyens ne me permettent pas d’en commander plus.  Si vous êtes intéressés il vous en coûtera 15 € pour le livre plus 2€50 de frais d’envoi avec bien sûr une dédicace.

    Je sais que vous êtes nombreux à avoir déjà fait un effort en achetant « La marguerite des possibles » mais Noël approche et je pense que mes deux contes peuvent être une idée de cadeau. Je regrette que Thebookedition demande aussi cher pour l’impression de ses livres (12€29 pour 50 pages, ce n’est vraiment pas donné) mais nous qui nous autoéditons, nous n’avons vraiment pas le choix !

    Et maintenant, je vous livre le début du premier conte : Poussière d’étoiles

    "Tout en haut du ciel, il y a une route, une très grande route, une route d’étoiles brillantes, scintillantes, qui palpitent la nuit comme le ventre d’un formidable dragon.

    Cette route, tellement vaste et tellement énorme qu’aucun homme jamais n’a pu en percevoir ni le début ni la fin, tu peux la contempler au milieu de l’été, lorsque le grand noir de la nuit se déploie tout entier au-dessus de la Terre.

    Et les étoiles qui ont construit la route, tu peux les voir aussi. Tu peux les observer dans l’encre noire  de la nuit. 

    Des myriades d’étoiles qui parcourent le ciel à travers les immenses étendues de l’espace.

     Des myriades d’étoiles qui se serrent les unes contre les autres, qui se donnent la main, qui se mélangent les orteils, qui s’emmêlent les cheveux, qui se passent dessus-dessous comme les fils d’une très grande tapisserie.

     Des myriades d’étoiles comme des mots en ribambelles qui écriraient pour nous de très belles histoires, qui nous emmèneraient loin, très loin, là où nos rêves les plus fous peuvent encore se raconter dans le plus grand secret du grand noir de la nuit.

    Et depuis la nuit des temps, les hommes observent les étoiles, interrogent le ciel sur le mystère de cette route qui voyage sans fin tout au-dessus des océans, au-dessus des sables des déserts, au-dessus des forêts, des fleuves, des plaines, des montagnes…

    Comment peut-elle tenir ainsi perchée tout là-haut dans la voûte des cieux ? Où sont les piliers qui soutiennent ce viaduc de géants ? Et si c’était un énorme serpent qui dévore peu à peu tous les astres qui passent pour grandir et grossir encore et encore.

    Pauvres hommes tellement petits et tellement perdus dans le berceau de la nuit éternelle ! C’est pourquoi, pour se rassurer, ils ont donné à cette route un très joli nom. Ils l’appellent « La Voie Lactée ». Ainsi, en la regardant, ils se sentent aussi heureux et protégés qu’un bébé qui vient de boire le lait de sa mère. Et puis bien sûr, ils ont aussi voulu donner un nom aux planètes les plus proches, aux comètes voyageuses, aux étoiles et aux constellations, comme si en leur donnant un nom ils pouvaient les dompter, en devenir les maîtres."

     

     


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  •  

    Il était une fois.... La marguerite

     

     

    La marguerite des possibles est la troisième "Anthologie éphémère" réalisée par un collectif d'auteurs et illustrateurs dont le but est de permettre à un enfant malade de réaliser son rêve.

    Nous sommes 103 à avoir participé à ce nouvel opus.

    Notre marguerite a donc 103 pétales à effeuiller tendrement en tournant les pages de ce recueil dont chaque texte (poème, conte, nouvelle, récit divers), chaque illustration (tableau, aquarelle, pastel, dessin, collage, photo ou photomontage), a été créé avec cœur et talent par des personnalités, connues ou non, qui avaient seulement envie de partager le même rêve.

    Pour participer  à cette belle aventure, vous trouverez ici ou naturellement chez Quichottine, la cheville ouvrière du projet, tous les détails pratiques. 

    Pour la troisième fois, Solyzaan nous a dessiné une magnifique couverture grâce à laquelle vous pourrez découvrir tous nos noms, les chanter à tue-tête, les murmurer, les déclamer, à l’endroit, à l’envers, nous le méritons bien !

    Merci à tous. 

     


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