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    Un arbre ce matin

    M’a ouvert le chemin.

    Il m’a dit : « Prends mon bras

    Avant le grand feuillage ! »

    Il m’a dit : « Prends ma main

    Avant le grand ramage ! »

     

    Je ne sais plus son nom

    Ni l’émoi de sa peau

    Ni l’envol de ses branches

    Où dorment les oiseaux.

     

    Il m’a juste chanté

    La fraîcheur de la lune

    Baignant d’une encre bleue

    La plume des cyprès.

     

    Il m’a juste comblée

    De l’eau de ses racines

    Et j’ai senti mon cœur,

    S’éveiller tendrement.

     

    Je lui ai dit : « Allons,

    Tous deux vers la lumière,

    Vibrons libres et joyeux,

    Comme de vieux amants. »

     

     

    J'ai eu un été difficile à cause de petits problèmes de santé qui ont quelque peu éprouvé mon moral. Une seule envie, qu'un arbre bleu, plein d'envie lui aussi,  me prenne par la main et m'emmène loin, loin ...

     

     


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  • En écho à Durgalola qui publiait ce matin un texte qui m'a beaucoup touchée

    http://petitesgraines.eklablog.com/le-jeudi-en-poesie-avec-le-printemps-des-poetes-a207242646je

     je publie à nouveau ce texte qui était sur mon ancien blog.

     

    Ça vous prend tout d’un coup cette envie de retourner la terre ! Ça dort pendant des mois et puis soudain c’est là, un besoin, une force qui bouscule le sang et traverse le corps. Ça ne peut s’expliquer. Pourtant, le printemps dort encore et tout près du ruisseau, les chênes gardent jalousement leurs vieux tutus de feuilles mortes. La cloche sonne clair dans le froid du ciel dur, mais l’idée suit sa route, le désir, son chemin.

    Ce sont des choses qui ne se pensent pas ! C’est comme un rendez-vous avec on ne sait qui, un besoin impérieux, une faim  qui s’éveille et fait battre le cœur.

    Oui, ça dort pendant des mois et un beau jour c’est là et me prend toute entière ! Alors, je flaire l’air comme le font les chats. Je me dis : « C’est trop tôt !» mais quelque chose est là qui me dit le contraire, une tendresse infime venue de nulle part, une invite du vent qui s’est fait plus léger, une odeur  oubliée qui soudain ressurgit.

    Et puis, je sors les bottes et je vais visiter la cabane à outils. La terre est posée là comme un défi, un tout petit carré dans le fond du jardin que le soleil arrose. Alors, sans réfléchir, je retrouve les gestes inscrits depuis toujours dans le tissu des liens qui unissent les hommes au profond de la terre. C’est comme un rite ancien, une antique prière !

    Le pied se pose seul sur le haut de la fourche,

    le corps s’est préparé à l’effort retrouvé.

    Dès lors, plus rien ne compte que ce lent tête à tête,

    le craquement  tant attendu de la terre qui cède,

    la tension du jardin qui soudain se dénoue,

    le petit cri soyeux de la bêche qui me dicte mon rythme,

    la chaleur du soleil qui fait chanter mon dos.

     

    Besoin de terre

     

    Photo prise cette semaine en catimini par mon mari pendant que je plantais un abélia et une clématite. En arrière plan un petit jardin suspendu en permaculture qui m'a donné de belles salades tout l'hiver. Les merles l' apprécient beaucoup car je l'ai amendé en compost pour le garnir  à nouveau et il grouille de vers de terre. Les piquets à tomates sont là pour signaler les dahlias en dormance. Je les ai chapeauté de petits pots de terre car je me suis souvent accroché le visage à leur bout peu amène

    Besoin de terre

     un petit clic sur la photo

     


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    Tout en haut de l’ombelle

    Un ange s’est posé,

    Petit pays de neige

    Dans un cœur étoilé.

     

    De fenêtres en fenêtres

    Le ciel a décanté

    Une aube aux ailes blanches.

     

    Soudain, un rouge-gorge

    Lance sa flamme vive

    Dans l’herbe du chemin

    S’étonnant de l’hiver

    Qu’il vient de reconnaître.

     

     

    Une à une les branches

    S’ébrouent dans le matin

    Et l’oiseau les regarde

    De son œil enfantin,

    Oasis de joie pure

    Dans le chaos

    De nos incertitudes.

     

     

     


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    De l’eau, des arbres

    Des nuages et du vent

    Joli remue-ménage

    Tout au fond de l’étang.

     


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    Soucis

     

     

    Gentils soucis

    Dans mon jardin

    Sourient paisibles

    Sous la neige.

    Parfois,

    Je leur ouvre

    Ma porte.

     

     

    Soucis

     


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