• Envie de bleu et de tendresse en cette période étrange, je suis allée me promener chez Chagall et j'y ai découvert ces  deux pigeons qui s'aimaient d'amour tendre. J'ignorais que Chagall avait illustré les fables de La Fontaine.

     

    les deux pigeons

     

    Je m'en suis inspirée  pour en faire autre chose

     

    les deux pigeons

    (Un petit clic sur l'image pour voir les détails )

     

    les deux pigeons

     

    les deux pigeons


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    Enluminure: Le Mont Saint Michel

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    Je n’ai pas compté le nombre d’heures passées à réaliser cette enluminure sur parchemin, seuls comptent le plaisir et la quiétude ressentis à me promener sur la plage, le long des remparts, à me perdre dans les toitures aux bruns multiples, les innombrables petites fenêtres qui surveillent la montée des eaux, les cheminées, les rochers abrupts aux reliefs écorchés, les murs de l’abbaye soutenus par leurs contreforts, l’empilement des clochers, tourelles, clochetons qui défient le ciel où se livre le combat de l’archange Saint Michel avec l’infâme dragon.

     

     

    Enluminure: Le Mont Saint Michel

                   

      Cette enluminure est une reproduction extraite du manuscrit intitulé « Les Très Riches Heures du duc de Berry ». Ce livre d’heures, généralement considéré comme « le roi des manuscrits enluminés », fut commandé aux frères de Limbourg par Jean Ier de Berry, dit Jean le Magnifique, en 1413.

    Elle est réalisée à l’ancienne, à base de pigments mélangés à un médium à base d’œuf et travaillés avec de l’eau. Cette technique demande beaucoup de patience et de précision. Vous pouvez voir sur les gros plans le très grand nombre de coup de pinceaux en particulier dans les rochers et le ciel. Le plus souvent, il faut travailler avec un casque loupe. Ce n’est pas un travail parfait mais encore une fois, il m’a apporté beaucoup de joie et un sentiment d’immense plénitude.

     

    Enluminure: Le Mont Saint Michel

     

    Enluminure: Le Mont Saint Michel

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    Enluminure: Le Mont Saint Michel

    Il faut toujours travailler la main posée sur un pont en bois et qu'importe la grosseur du pinceau pourvu qu'on ait l'ivresse.

    Un dernier détail, la reproduction mesure 18cm sur 26

     


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  • En écho à Gazou qui nous raconte depuis quelques temps avec bonheur son séjour dans le Cantal, j'ai eu envie de vous montrer le petit tableau réalisé à la tempera sur bois que j'ai terminé il y a quelques temps déjà et qui représente un paysage du Cantal à l'automne avec quelques vaches de Salers.

     

     

    Tempera

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    Pour celles ou ceux qui ont le temps de lire, j'ai essayé d'expliquer au mieux en quoi consiste cette technique.

    Pour faire simple :

    On utilise un pigment en poudre que l’on mélange à un médium pour en faire une pâte que l’on dépose sur sa palette. On utilise ensuite cette pâte avec de l’eau comme si c’était de la gouache. On peut, comme avec l’huile, composer ses mélanges sur sa palette (généralement un carreau de faïence blanc).

     

    Tempera

    Photo Mickaël Greshny

     

    Le médium est de fabrication artisanale et les recettes varient suivant les peintres. Il y a obligatoirement de l’œuf (soit entier soit seulement le jaune). Nous y ajoutons de l’huile de lin cuite au soleil, un peu de vernis mastic en térébenthine et du Dammar.

    Contrairement aux autres peintures, on ne peut pas la stocker car elle ne se conserve pas. Il faut donc la fabriquer en très petites quantités.


    C’est par contre  la technique la plus solide car une fois sèche elle ne se dissout ni à l’eau, ni à la térébenthine, ni à l’alcool. Par contre elle sèche très vite ce qui rend compliqué la réalisation des fondus et des dégradés par exemple.

    C’est une technique très ancienne qui existe depuis l’antiquité et utilisée aussi par les peintres de la Renaissance jusqu’à la découverte de la peinture à l’huile.

    C’est la technique traditionnelle des icônes, des enluminures,  des tableaux peints sur des panneaux de bois recouverts d’un enduit (craie/colle de peau), bien que la toile fasse aussi très bien l’affaire de nos jours. Il faut juste que la surface soit assez absorbante. En séchant les couleurs se matifient et ternissent, mais l’application du vernis va leur redonner tout leur éclat. C’est une étape indispensable.

    On peut également utiliser un autre médium à base de cire d’abeille. La technique est alors appelée « cerra colla »

     La tempera a été délaissée par les peintres depuis la découverte de la peinture à l’huile mais certains peintres américains comme Andrew Wyeth l’ont réutilisée avec bonheur.

     

     


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  • Je vous ai déjà parlé de ce peintre ici

    Après l'église de Nages dans le Tarn,

    Mickaël Greshny

     

    celle de Villefranche d'Albi pour laquelle il a réalisé de nombreuses fresques et un chemin de croix, http://atelier-greschny.over-blog.com/2016/04/resurrection-les-myrophores.html

    l'église chaldéenne Saint Thomas de Sarcelle dont il a décoré la coupole,

    http://atelier-greschny.over-blog.com/archive/2015-06/

    le voilà qui se lance dans la réalisation de panneaux pour une église de l'Hérault dont vous pouvez suivre les différentes étapes sur son blog.

    http://atelier-greschny.over-blog.com/archive/2016-10/

    Je vous engage vivement à vous promener sur son blog, vous y  découvrirez de nombreuses réalisations de ses élèves: travaux à la pointe d'argent, sgraffitto sur  feuille d'or, techniques anciennes de travail à la tempera sur planche, enluminures sur parchemin, travaux à base de pigments naturels récoltés dans la région....

    Plus modestement, je vous présente mes derniers travaux réalisés dans son atelier. Micha est un maître extrêmement talentueux et surtout très patient. J'aime beaucoup cet espace hors du temps et loin des difficultés du quotidien.

     

    Une vierge de tendresse, icône sur bois (travail à la feuille d'or, pas facile, un bon doreur a derrière lui 5 ans d'apprentissage,   et à la tempera)

     

    Mickaël Greshny

     

    et deux enluminures sur papier (toujours à la tempera), deux représentations de David, l'une quand il était berger et l'autre quand il était roi. D'ordinaire, les enluminures se font sur parchemin, le travail du pinceau en est grandement facilité, mais pour des raisons personnelles , j'ai préféré travailler sur du papier, ce qui est un peu plus compliqué.

     

    Mickaël Greshny

     

     

    Mickaël Greshny

     

     


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    Je ne connaissais absolument pas cette artiste mais quand j’ai dit à ma petite fille cet été que Yayoi Kusama proposait une de ses « installations » au Centre d’art Le LAIT à Albi, elle a sauté au plafond. Elle avait fait un exposé sur elle cette année et elle était très heureuse de voir une de ses œuvres. Et puis à Albi, nous n’avons pas été dérangés par les autres visiteurs alors que d’après elle, si nous avions été à Paris, nous aurions dû faire la queue !

    Nous avons passé beaucoup de temps dans cette installation pleine de pois et de miroirs. Nous nous sommes bien amusés, mon mari s’est éclaté avec son appareil photo. Je ne vous montre que les images les plus convenables !!!

     

    Yayoi Kusama

     

    Yayoi Kusama, artiste japo­naise, née en 1929, exé­cute ses pre­miers des­sins et aqua­rel­les dans les années 50. Elle manifeste très tôt  un intérêt pour l’art et elle peint et dessine  depuis l’âge de dix ans. Très souvent, elle emmène du matériel dans les champs que tenaient sa famille et passe  des heures à dessiner les fleurs qui s’y trouvent.  

    Mais la petite Yayoi Kusama dessine aussi pour échapper aux hallucinations dont elle est victime. Effectivement, lors d’un dîner de famille, la jeune fille fait pour la première fois l’expérience d’une vision qui changera sa vie et qui influencera grandement son œuvre. « Tout a commencé par les hallucinations » affirme Kusama, dont les premiers souvenirs  remontent à ses dix ans. « Un jour, après avoir vu, sur la table, la nappe au motif de fleurettes rouges, j'ai porté mon regard vers le plafond. Là, partout, sur la surface de la vitre comme sur celle de la poutre, s'étendaient les formes des fleurettes rouges. Toute la pièce, tout mon corps, tout l'univers en étaient pleins » Ces tâches, ces pois seront dès lors omniprésents dans ses œuvres.

    Sa mère en particulier fera tout pour l’empêcher de mener à bien ses projets. Pourtant, en mars 1952, Yayoi Kusama organise sa première exposition personnelle à Matsumoto qui est couronnée de succès.

    À l’âge de 27 ans, elle quitte le Japon pour les Etats-Unis et s’ins­talle à New York jusqu’en 1972, avant de reve­nir vivre au Japon en 1977 où elle vit actuel­le­ment. 

     

    Yayoi Kusama

     

    Aujourd’hui elle est déclarée par les Japonais « Trésor National » et bien qu’elle déclare : « Nous ne sommes que de misérables insectes dans un univers incroyablement vaste », cela ne l’empêche pas d’être fine mouche et de travailler aussi pour des grandes marques de la mode : Lancôme, Louis Vuitton, une marque de téléphone portable …

     

    Yayoi Kusama

     

    "Infinited Mirrored Room - Dots Obsession de Yayoi Kusama est une œuvre immer­sive com­po­sée de miroirs et de "molé­cu­les" gon­flées en sus­pens dans l’espace, dans un monde clos. Le reflet infini des miroirs, l’obses­sion des points appli­qués sur des bal­lons aux formes orga­ni­ques et la cou­leur rouge, trou­blent, fas­ci­nent et per­tur­bent notre per­cep­tion."

    C'est vrai, nous avons été fortement perturbés !!!!!!!

     

    Yayoi Kusama

      

     


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