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    Délire poétique

     

    J’ai enjambé la brume qui dormait sur le fleuve, les prairies de nuages ciselant les clochers mais là-haut sur le Causse, mon chemin a trouvé le ruban des murets qui surligne parfois de flamboyantes haies : aubépine, cornouille, églantine, sorbier, l’alise et le mûrier tout vibrants, frémissants de la folie gourmande des oiseaux buissonniers.

    Dans ce petit crachin qui éveille au matin le silence des lierres, mon corps s’est enhardi d’une sève nouvelle. Pourtant,  je bride un peu mon pas, juste pour éprouver le constant va et vient entre le ciel immense et l’ocre de la terre, le bruissement des feuilles et l’herbe vagabonde qui scintille à mes pieds, les vieux troncs prisonniers du lourd carcan des mousses et ce puits de lumière qui m’appelle là-bas comme un chant de sirènes. Alors je vais, libre, heureuse de mêler mon souffle à l’haleine poivrée des vigoureux genévriers et tant pis si la pluie effleure mes cheveux. Je voudrais que l'errance ne finisse jamais.

     

    Délire poétique

    Le titre de mon texte m'a été inspiré par le gentil commentaire d'un certain Monsieur Peltier que je ne connais absolument pas mais qui s'est pourtant permis de venir critiquer mes textes comme il l'a fait pour un autre blogueur. Sans doute a-t-il raison ce que j'écris n'est que délire, mais comme je n'ai plus beaucoup de temps à consacrer ni à l'écriture ni  à la visite des blogs qu'il se rassure, mes délires ne l'indisposeront plus souvent.

     

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    Samedi 17 Octobre à 12:57   Supprimer le commentaire

    Ne croyez surtout pas que vous créez des haïkus ! c'est du délire poétique... Mais vous avez mon respect et votre liberté d'expression...

     


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    Automne

     

    Dans sa robe arlequine

    L’automne aux pieds d’airain

    Enfourche la montagne

     


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    Aller de draille en draille 

     dans ce dépouillement extrême

     qui vous emplit et qui vous porte

     et puis soudain,

     frôler le cul des vaches 

     

     

     

     


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    Silence

     

    Silence

     


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    De gueule et de sang

    Déchirure  fossile

    L’arbre  qui  s’écartèle

    S’étonne sous les branches

    Car il peut dire encore

    Sa chair éparpillée

    Au bois vif des forêts

     


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