Délicieux lâcher prise dans le bronzinement des mouches laisser glisser soudain le frisson du sommeil. bronziner vient de l'Occitan et je trouve ce mot plus imagé que bourdonner
J’ai visité l’expo hier, je l’ai trouvée un peu tristounette. Je préfère voir les sculptures de Maillol dans la nature et il n’y avait pas toujours de lien réel entre les dessins et les statues.
Dépouillé de son or L’arbre savoure enfin La paix de ses branchages
Derniers feux de l’automne dans les sillons bien sages déjà le blé d'hiver
La rose était trémière Au soleil balancée. Elle était haubannière Comme un amer dressé. Une brise côtière Un soir l’a envoilée Et la rose trémière Tendrement froufroutée S’est faite hauturière Pour un songe d’été.
Maman, maman ! La sauterelle !! Les fesses en haut Sur le pavot La tête en bas Dans le lilas Elle est ici Elle n’est plus là Hop là !! Maman, maman ! La sauterelle ! A la marelle des cent soucis Moi je l’envie la demoiselle Œil de velours Et bas de soie...
De l’eau, des arbres Des nuages et du vent Joli remue-ménage Tout au fond de l’étang.
Deux merles dans un pin Des trilles au bout des branches Pomme pomme pomme pomme
Chagrins Cette trouée d’or pâle Très bas sur l’horizon, Un bout de ciel doré Embrasse les branchages, Vent du jour qui se meurt Vent des feuilles qui vibrent Les ombres du couchant Chuchotent sous la brise La tourterelle est là Fidèle, Effleurant le silence...
Que la musique des anges Accompagne vos pas Que ce temps de renouveau Vous prépare 2020 lueurs de joie Et dites-vous que rien n’est tout à fait perdu Si vous êtes capables encore De pleurer devant la beauté des choses.
Un petit clic sur la photo Tout au bout de sa course L’oiseau s’est effacé Et le ciel amnésique A oublié sa trace Est-il vraiment passé Ou l’avons-nous rêvé ?
Juste pour me mettre en accord avec la saison je réédite quelques textes sur la neige. Elle avance, elle hésite Tourbillonne et se perd Le ciel emmêle ses pinceaux Ne la secouez pas ! Elle va éternuer !
Chez dame cardère* Au cabaret des oiseaux La coupe est toujours pleine La cardère est une sorte de chardon, dont on utilisait autrefois les têtes pour carder différents tissus. Le langage populaire lui a donné le nom de « cabaret des oiseaux », vous devinez...
Au cœur du vieux pays Des roches caracolent Les arbres feuillent une chanson
Sonner les cloches Ça me donne le bourdon Alors pour Pâques Je déménage À la cloche de bois Voilà
Sucre et safran Haleine fauve des genêts De l’or s’enroule sous le vent
Dans ses buissons ardents Festonnés de pampilles Le vent câlin sourit À feuilles déployées S’amusant des oiseaux Pétillants d’allégresse Oublieux de l’hiver Égaré en chemin
Automne flamboyant Sur mon chemin bruissent les feuilles Je marche
Les nuages sans bruit Mettent leurs ailes d’ange Plumes légères Papillons blancs Filandres échevelées Par-dessus les forêts Petites fleurs d’écume Scabieuses aux mains d’argent Une dernière pirouette Puis c’est la poudre d’escampette
Marcheur sachant marcher Cherche Chausseur sachant chausser. Cireur de pompes, s’abstenir.
Poids-plume sur la feuille Un rouge-gorge s’est posé La neige à peine a frissonné Mais dans mon cœur Petite flamme A embrasé d'un coup Les ombres grises De ma nuit
Pâquerette rit jaune. cachée dans l'herbe haute, elle entend la tondeuse. Azahaïku
En écho à Pascal Plic la goutte glisse sur la feuille Plic la goutte cherche son chemin Plic la goutte trouve une autre goutte Plic pour lui donner la main Plic Plic deux gouttes glissent sur la feuille Plic Plic les gouttes cherchent leur chemin Plic...