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Juillet

 

 

Juillet s’était perché  sur le bord d’un grand pré. Il faisait comme une île, embrassé de la chaude saveur des bleus genévriers. En son centre dressé, un chêne offrait ses  branches. La rivière bruissait, répondant quelque part au feuillage des frênes agités de vents doux.

Il y avait partout comme un abattement tranquille alors que tout vibrait, foisonnait, débordait, fleurissait, se répandait par vagues traversées de lumières.

Plus haut je percevais dans le jaune d’un champ, les lignes apaisantes des longs andains de foins que l’on vient de faucher. Plus haut encore, dans le roulis bleuté d’un gros nuage sombre, je vis courir des ombres à la tête des blés.

Et puis j’ai entendu l’oiseau, dans l’arbre aux mille branches. Son chant cabriolant s’amusait à me perdre dans ce réseau dansant et j’ai senti soudain pousser en moi des herbes folles, des herbes qui ployaient au cœur des quatre vents. C’était comme un soleil qui battait à mes tempes, un désir de douceur, de calme, de bonté, mille mains de l’azur pour un nouveau voyage, une paisible traversée.

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M
Bonjour Azalaïs,<br />  <br /> Ayant lu tes derniers billets je pars à la découverte de tes plus anciens.<br /> J'ai aimé cette promenade dans les champs. J'y retrouve des sensations de courses lointaines de la jeunesse parmi les fleurs sauvages et les papillons!<br /> Bises
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M
un très joli moment suspendu !<br /> précieux !bises Azalaïs
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X
J'aime ce que tu écris Azalaïs, au-delà des mots , je sent ton esprit qui sait laisser de la place à la beauté d'un regard, d'un instant présent, si court et qui pourtant nous apporte tant quand nous le laissons pénétrer en nous...<br /> Depuis plusieurs années je me rends tous les jours à mon travail à pieds à travers champ et bois par temps de pluie, de vent, de neige ou sous le soleil, 6km et 200m de dénivelé journalier, de lâcher prise, mon sport quotidien... Des moments comme tu les racontes avec tant de poésie, je les vis aussi...voilà pourquoi cela me touche...Azalaïs<br /> Amicalement Pascal<br /> *Une vue pour toi "Un matin" sur "Parler en silence"
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A
le haïku est un art tellement difficile, tellement codifié, il faut une telle précision, une telle concision, il faut être une spécialiste comme toi pour oser s'y frotter avec bonheur<br /> bonne soirée Liliane
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M
récit de voyage ...<br /> un chant d'oiseau cabriole<br /> dans les herbes folles<br />  <br /> * kigo d'été : herbes folles .<br /> J'aime beaucoup ' cabriole' pour parler du chant d'oiseau : ce mot laisse deviner des pirouettes , tête à l'endroit, tête à l'envers .Il entraîne les mouvements de sa tête . L'oiseau : on n'ignore lequel . Herbes folles: ce kigo implique l'été avec ce brin de folie .Tout çà avec tes mots, dommage que l'idée me soit échappée pour l'écrire à moi- même ( sourire )<br /> Je suis certaine de pouvoir en écrire encore, rien qu'en te lisant<br /> Bisous<br />  <br />  
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