• Juste pour me mettre en accord avec la saison je réédite quelques textes sur la neige.

     

     

    Maquillage d’hiver,

    Poudreuse à profusion,

    Les corneilles s’enrouent

     

    Neige

     

    Elle avance, elle hésite

    Tourbillonne et se perd

    Le ciel emmêle ses pinceaux

    Ne la secouez pas !

    Elle va éternuer !

     


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  • Clin d'oeil à Kri

     

    Ciel d'automne

     

    Sorcière en promenade

    Dans un  ciel tourmenté

    Mais où sont les enfants?

     


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  •  En vous parlant de notre nouvelle anthologie: "Voyage", je me suis rendu compte que je n'avais jamais publié sur mon blog la petite nouvelle que j'avais écrite pour un de nos précédents recueils: "La marguerite des possibles". Peut-être serez-vous heureux de la découvrir ou de la redécouvrir.

     

    À  l’impossible, nul n’est tenu

     

    Il mit son rouge tablier puis se versa un petit verre d’eau de noix pour se donner du courage. La veille, il avait affûté ses couteaux : le saignoir, l’ébarboir, le tranchelard, le dépeçoir, l’écharnoir, le rognoir, le coupoir, le hachoir. Il avait fourbi ses longs ciseaux, préparé les aiguilles et le fil, la cuvette de faïence pour recueillir le sang, récuré le chaudron, dégraissé la cocotte, astiqué la sauteuse !

    Il s’était aussi entraîné mentalement et avait visualisé maintes fois toutes les étapes de cette journée décisive : saigner, plumer, vider, dénerver, désosser, détailler, hacher, émincer…

    Le plus dur, il le savait, serait de voir son œil confiant saisi soudain de l’étonnement ultime, de sentir la douceur de ses plumes sous la main, le corps tiède qui s’affaisse, privé de vie  tandis que le sang coule goutte à goutte, rouge au-dessus de l’assiette impeccablement blanche !

     Jamais il ne pourrait, il le savait bien ! Mais comment déroger ? Comment dire non à son destin ? Depuis qu’il était tout petit, il entendait son père seriner encore et toujours la même phrase avec son air borné, pétri de certitudes : « Chez les D’Agen de d’Aizensac, on est charcutier-volailler de père en fils !! » Mais lui, ce qu’il voulait, c’était se libérer au plus vite de cette machinerie absurde, ouvrir son cœur bien grand, effeuiller tous les mots qui surgissaient sans bruit dès qu’il gratouillait sa guitare, allumer des étoiles dans les yeux des gens, leur donner de l’espoir, leur montrer d’autres routes.

    Il avait déjà composé des dizaines de chansons et comme il n’osait pas les chanter à ses proches, il avait pris l’habitude de se produire la nuit dans le hangar où dormaient les oies et les canards destinés à finir en conserve. Il faut dire que ces volatiles étaient bon public. Certains allaient même jusqu’à se dandiner en mesure en  lançant de petits « coin coin » joyeux. Il y avait surtout une petite cane toute blanche, particulièrement affectueuse qui venait se percher hardiment sur son épaule, lui donnait de petits coups de tête pour l’encourager et qui battait des ailes dès qu’il avait terminé comme si elle l’applaudissait.

    Lorsque son père avait découvert son secret, il était entré dans une rage folle. À nouveau, il avait déclamé sa fameuse maxime : «  Chez les d’Agen de d’Aizensac, on est charcutier-volailler de père en fils !! » Puis il avait ajouté : « Ton apprentissage théorique n’a que trop duré ! Lundi, tu passes à la pratique et tu vas t’entraîner sur cette cane blanche ! Elle est grasse à souhait ! »

    Et maintenant, il était là, devant la porte de l’immense enclos, le cœur au bord des lèvres, indécis, prêt à prendre la fuite. La cane blanche était accourue dès qu’elle l’avait vu, confiante, amicale, avec du rire au fond des ses petits yeux noirs. Il fut pris de vertige et lâcha le couteau qu’il tenait à la main.

     C’est alors qu’il les vit, juchées dans le sapin de son premier Noël, auréolées d’une nuée de plumes! Jeanne ! La Jeanne de Brassens accompagnée de son oie. Jeanne au grand cœur qui avait accueilli son chanteur sans le sou pendant des années et chez qui il avait écrit tant de succès. Jeanne qui avait refusé de manger son oie alors qu’il faisait faim. Elle tenait dans ses mains quelques partitions sur lesquelles il pouvait lire ses titres préférés : La mauvaise réputation, Mourir pour des idées, La petite marguerite, Une jolie fleur, Pauvre Martin, Les trompettes de la renommée…

    S’il se mettait à voir des fantômes, c’est qu’il allait vraiment très mal ! Mais il avait beau se frotter les yeux elle était toujours là qui lui souriait. Soudain, alors qu’il allait s’évanouir, Jeanne se mit à parler: « Au pays des canards, les musiciens sont rois ! Prends donc ta cane sous le bras et quitte cet endroit ! Je t’offre cette plume. Avec elle tu sauras écrire des merveilles et garder le cœur pur ! Vas, ne te retourne pas,  je veille sur toi ! »

    C’est ainsi que Charles-Henri d’Agen de d’Aizensac devint le chanteur le plus médiatique de sa génération ! Sa chanson fétiche « La marguerite de tous les possibles » fit le buzz sur internet. Elle fut programmée en boucle sur toutes les radios et très vite, sa cane et lui devinrent la coqueluche des plateaux télés. Et comme les journalistes ne sont pas très originaux dans l’art de poser des questions, il dut répéter en boucle comment un D’Agen de D’Aizensac avait fui son destin tout tracé pour découvrir les chemins de la liberté.

     

     

    canard blanc

     

     


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    Après nos dernières aventures : L’atelier de Mijoty, La boîte à rêves, La marguerite des possibles, Le mariage, elle avait dit « Plus jamais, plus jamais ! » mais la voilà qui endosse à nouveau sa tenue de pèlerine pour nous emmener sur des chemins inconnus qui nous réservent sans doute bien des surprises !

    Si je me souviens bien, grâce à elle, j'ai été sorcière sous le règne d’un certain Zorroasky 1er, arbre rêveur et vagabond, charcutier musicien amoureux d’une canne, chatte noire perdue avec tous ses chatons dans une écurie où j’ apprends d’une jument l’art de trousser des haïkus, et me voilà aujourd'hui devenue éléphant qui ma foi, sans vouloir me vanter, est un immense coloriste !

    Mais trêve d’exhibitionnisme!  Elle bien sûr, c’est notre Quichottine qui malgré les difficultés et les chagrins qui n’en finissent pas de se mettre en travers de nos routes, a trouvé le courage de contacter 113 auteurs, dessinateurs, peintres, photographes pour les réunir autour d’un même thème et d’un même projet : « Le voyage », un voyage pluriel qui nous emportera à travers leur imaginaire, leurs rêves, leur folie. Le plus jeune participant a 7 ans.

    Cette nouvelle anthologie vient de paraître chez Thebookedition, mais vous pouvez aussi passer par Quichottine qui lance une souscription jusqu’au 15 octobre. Alors n’hésitez pas à suivre tous ces aventuriers du Rêve et pensez à faire plaisir autour de vous. Noël n’est pas si loin !

     

     

     

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    Gageons que tous ces rêves ne seront pas inutiles puisque les droits d’auteurs et bénéfices réalisés grâce à nos ventes sont entièrement reversés à l’association Rêves une association qui réalise les rêves d’enfants malades. Grâce à vous, ils pourront voyager eux aussi, aller à la mer, visiter le Futuroscope, Disneyland, assister à un match de foot ou un concert…. Alors pour eux un grand merci et partons en Voyage .....

     


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    Dans le soupir des cimes,

    Je défie l’horizon

    Et puis j’oublie mon âge

     

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