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    Promenade matinale

     

     

    Dans la joie imprécise du jour qui se déplie, un merle chante l’aube aux fenêtres du frêne. Sa voix bondit de feuille en feuille déroulant pour moi seule les frissons du soleil.

    Seulement respirer, percevoir la lumière et les choses furtives qui glissent entre mes doigts.

    Je suis l’oiseau, je suis la branche, je suis le ciel dans ce débord de verts captivant tout l’espace, je suis le chant plein de candeur et je suis le silence qui enclot chaque note dans un filet d’argent.

    Te reverrai-je merle dans les greniers du ciel avec le frêne immense et les remous du vent tout ruisselants de feuilles ?

     

     


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