• Je viens de terminer le dernier livre d’Alain Deloche : "La glace à la vanille"

    C’est un livre qui m’a émue aux larmes mais qui m’a aussi beaucoup appris sur le plan géopolitique. J’ai même découvert des pays dont j’ignorais l’existence comme le Kawthoolei ou la Kalmoukie.

    Alain Deloche c’est tout d’abord un homme du cœur. Le Pr Alain Deloche a en effet déjà opéré plus de vingt mille cœurs malades, défaillants, battant la chamade, blessés, nécrosés, voire tout juste arrêtés. Mais ce chirurgien parisien est aussi un homme de cœur puisque parallèlement à sa carrière hospitalo-universitaire, Alain Deloche a été cofondateur de Médecins sans Frontières et de Médecins du monde. À partir de 1988, il dirige au sein de Médecin du Monde, La Chaîne de l'Espoir qui devient en 1994, une association indépendante avec laquelle il réalise l’Institut du Cœur de Maputo au Mozambique en juillet 2001, le Centre cardio-vasculaire de Phonm Penh en novembre 2001 et l’Institut médical français pour l’Enfant en Afghanistan en 2005.

    Depuis 1988, La Chaîne de l’espoir vise à opérer sur place ou à transférer en France les enfants malades des pays les plus pauvres et a réparé le cœur de près de    9 000 enfants.

    Dans « La glace à la vanille », Alain Deloche raconte ses interventions auprès d’une vingtaine d’enfants un peu partout dans le monde. Vous y lirez l’histoire de Sokphan, un petit Cambodgien qui reçoit une flèche en plein cœur alors qu’il chassait les rats sur une colline de détritus. Celle Elena oubliée dans un de ces orphelinats mouroirs érigés par le gouvernement de Ceausescu en 1980. Il y a aussi Karim du Burkina Faso qui tombe dans le feu au cours d’une fête et puis Fuoc qui a vécu l’enfer des « boat people » et puis Mansourah de Kaboul sauvée grâce à l’avion présidentiel de la dernière chance et puis Aminata qui sortant de son silence demande si elle pourra remanger de la glace à la vanille et puis bien d’autres encore.

    Chacun de ces sauvetages est dû toujours à un extraordinaire concours de circonstances, une convergence de véritables petits miracles

    « Ces histoires,  dit Alain Deloche et quelques autres, m’ont appris qu’en médecine comme dans l’existence, il ne faut jamais renoncer, ne jamais perdre espoir. Il faut sans cesse croire qu’une bonne étoile nous protège. »

    Acheter ce livre, c’est aider La Chaîne de l’Espoir puisque tous les bénéfices des ventes seront reversés à l’association. 

    La Chaîne de l’espoir ce sont aussi des familles d’accueil qui reçoivent en France de façon tout à fait bénévole tous ces enfants qui ne peuvent pas être opérés sur place. Elles les accompagnent pendant le temps qu’il faut, avant, pendant et après l’opération. Grâce à elles, l’enfant est ainsi entouré d’affection et de sécurité pour affronter cette terrible épreuve.

    Près de chez moi  Anne-Marie et Alain accueillent en ce moment Alex qui vient du Cap-Vert pour se faire opérer à Toulouse de deux pieds-bots.

     

    La glace à la vanille  

    Bien sûr tout le monde ne peut pas s’investir dans un tel engagement mais vous pouvez participer chacun à votre manière.

    Parrainer un enfant ne coûte (avec les déductions fiscales) que 7 euros 50 par mois. Vous agirez ainsi d’une façon concrète pour lui donner toutes les chances de se construire une vie meilleure. Grâce à vous, cet enfant bénéficiera  d’une prise en charge (uniformes, fournitures scolaires, suivi médical, repas…) qui lui permettra d’aller à l’école. Je parraine une petite fille du Togo.

    Vous pouvez aussi faire un don, organiser une manifestation sportive ou culturelle au profit de la Chaîne. Au mois d’avril notre randonnée pédestre « Bouger pour les enfants » nous a permis  de fournir les uniformes (obligatoires pour être scolarisé) à 110 enfants Népalais.

    Chaque petit geste compte et quand on l’a fait on se sent bien mieux qu’en ronchonnant après son sort, en pleurnichant sur les valeurs du passé "tout fout le camp ma pauv’ dame ! " en tenant des propos populistes ou en incitant à la haine raciale . Toutes les sociétés sont appelées à disparaître, n'en déplaise à nos egos surdimensionnés, mais il y a une chose qui ne disparaîtra jamais c’est le souvenir de ce qui nous a rendus humains, capables d’amour et de compassion, capables d’élan vers notre prochain.

     


    16 commentaires
  •  

     

    Shitao (1642-1707)

     

    Un jour, je serai arbre, les pieds nus dans un pré,

    Au milieu d’un verger.

    Je grandirai parmi mes frères,

    Petit pommier joufflu, le cœur craquant de pommes,

    Peut-être cerisier, dans une cerisaie,

    Ma chevelure en fleur trempée de brise fraîche.

    On viendrait le dimanche, s’étendre sous mes branches

    Et l’infini du ciel ferait comme un chapeau,

    À qui je prêterais de jolies plumes blanches.


    Childe Hassam

     

    Un jour, je serai arbre, les pieds nus dans le fleuve,

    Osier en oseraie,

    Au cœur d’une tourbière,

    Ou peut-être roseau, dans une roselière,

    Défiant les chênaies,  ocellées de lumières.

    Les saules en berceau agitant leur crinière

    Éveilleraient pour moi  les voix de la rivière

    Et mes feuilles d’argent trembleraient d’épouvante

    En écoutant la nuit, gémir le roi des aulnes.

     

      MauriceDenis_Avril_LesAnemones1891

     Maurice Denis : Les Anémones 1891

     

    Un jour, je serai arbre, les pieds nus chevillés

    Au silence des lierres,

    Un hêtre cathédrale au seuil d’une clairière

    Ou peut-être sorbier, flamboyant, solitaire,

    Mesurant chaque soir le sang de mes oiseaux.

    Et mon cœur alarmé par l’ombre du naufrage

    Ne saura plus frémir au nom de son feuillage.

    Il faudra bien alors, briser toutes mes chaînes

    Pour planter dans le ciel mes graines bohémiennes.

       

    Edgar Payne:Sycomore en automne, 1917

     

    Un très joli cadeau de Félix:

    mon texte sur une musique de William Sheller 

    Merci Félix

    http://felix1.over-blog.com/article-un-jour-azalais-83856315.html

      

      

    Le Tableau du Samedi


    31 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires